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Publié : 28 août
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La loi pour une École de la confiance

JO du 28 juillet 2019 : abaissement de l’instruction obligatoire à l’âge de 3 ans, obligation de formation jusqu’à l’âge de 18 ans, pré-recrutement des enseignants, création d’un service public de l’École inclusive...

Voici l’essentiel de ce qui change avec la loi pour une École de la confiance, à retrouver en intégralité sur le site du MEN :

Lutter contre les inégalités dès le plus jeune âge en abaissant l’âge de l‘instruction obligatoire à 3 ans

Obligation d’instruction
À partir de la rentrée 2019, tous les enfants âgés de 3, 4 et 5 ans sont concernés par l’obligation d’instruction. Tous ces enfants doivent donc désormais être inscrits dans une école ou une classe maternelle, publique ou privée, sauf si leurs parents ou responsables légaux déclarent qu’ils l’instruisent ou le font instruire dans la famille. Dans ce cas, des contrôles seront réalisés par les autorités compétentes afin de s’assurer que l’obligation d’instruction est bien respectée.

Assiduité
L’obligation d’instruction entraîne une obligation d’assiduité durant les horaires de classe. La loi prévoit toutefois que cette obligation puisse être assouplie pour un enfant de petite section d’école maternelle, si les personnes responsables de l’enfant le demandent. Un décret précise les conditions dans lesquelles cet assouplissement est possible. Des instructions ont été données aux services de l’éducation nationale pour répondre rapidement aux familles qui feraient une demande d’aménagement du temps de scolarisation de leur enfant.

Scolarisation dans les jardins d’enfants
L’article 18 de la loi autorise, à titre dérogatoire, l’instruction d’un enfant de 3 à 6 ans dans un jardin d’enfants. Jusqu’à l’année scolaire 2023-2024, une inscription dans un jardin d’enfants est considérée comme respectant l’obligation d’instruction après déclaration préalable des personnes responsables de l’enfant à l’autorité compétente. Des contrôles pédagogiques seront réalisés afin de s’assurer du respect de l’obligation d’instruction.

En savoir plus : Présentation de l’école maternelle sur Éduscol

Instaurer une visite médicale à l’école dès 3 ans pour un meilleur suivi des enfants

Visite de la quatrième année
Il est primordial que tous les enfants puissent bénéficier à l’école de cette visite à cet âge crucial, sauf si les parents fournissent une attestation d’un médecin généraliste ou d’un pédiatre libéral certifiant que l’examen a été réalisé.

La loi apporte des précisions importantes sur les modalités d’organisation de cette visite, pour garantir sa réalisation effective. En effet, cette visite, mentionnée à l’article L. 2112-2 du code de la santé publique, est déjà une des missions de la protection maternelle et infantile (PMI). La loi réaffirme et renforce cette compétence en donnant aux services départementaux de PMI la responsabilité première de réaliser ces visites pour l’ensemble des élèves de cette tranche d’âge. Si ces services départementaux rencontrent des difficultés pour les réaliser seuls dans certaines écoles, les professionnels de santé de l’éducation nationale interviendront à titre complémentaire, dans le cadre de conventions départementales d’organisation des services.

Visite de la sixième année
Le bon repérage des élèves nécessitant une visite par un médecin s’appuiera, en lien avec les familles, sur une coordination renforcée entre le médecin de l’éducation nationale, les autres professionnels de santé (infirmiers de l’éducation nationale, PMI, médecins généralistes, pédiatres, etc.) et l’ensemble de l’équipe éducative, dont les enseignants, les psychologues et les assistants de service social en faveur des élèves. Le médecin déterminera, après étude des éléments du parcours de santé de l’enfant, ceux qu’il verra en visite approfondie.

En savoir plus : Parcours santé-accueil-éducation des enfants de 0 à 6 ans

Créer un grand service public de l’École inclusive

Des personnels mieux formés et mieux reconnus : un statut renforcé pour les accompagnants, avec une formation améliorée et une appartenance réaffirmée à la communauté éducative

Un accompagnement humain au plus près des besoins pédagogiques de chaque élève : des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) pour plus de réactivité et de qualité ; vers une coopération plus étroite avec le secteur médico-social

Pour les élèves et leur famille :

  • Un entretien entre les parents, les professeurs et l’accompagnement de l’élève avant la rentrée scolaire ou au moment de la prise de fonction de l’accompagnant ;
  • une coopération renforcée entre tous les acteurs : l’École, le secteur médico-social et les collectivités territoriales ;
  • une organisation et une gestion des moyens au plus près des besoins de chaque élève grâce à la généralisation des Pial.

Pour les accompagnants :

  • Un statut renforcé : des contrats plus stables (recrutement par un contrat de trois ans minimum), la possibilité d’accroître son temps de travail moyen et une meilleure intégration au sein de l’équipe éducative ;
  • une formation et un accompagnement spécialisés : une formation professionnelle renforcée et la création dans chaque département d’un AESH référent expérimenté.

En savoir plus :
Pour une rentrée pleinement inclusive en 2019
Devenir accompagnant des élèves en situation de handicap

Consacrer le droit des élèves à suivre une scolarité sans harcèlement

L’article 5 de la loi consacre le droit à une scolarité sans harcèlement ; il reconnaît ainsi la gravité de cette forme de violence scolaire. Il revêt une forte valeur symbolique pour les élèves victimes.

Cette disposition entend également accroître la vigilance de tous les personnels, comme de tous les élèves, sur cette problématique. En sensibilisant davantage la communauté éducative, elle participe de l’arsenal de prévention déjà développé par le ministère sur le terrain. La loi n’est donc pas une finalité mais un nouveau point d’appui pour agir ; tout l’enjeu étant de rendre ce nouveau droit effectif.

C’est pourquoi la lutte contre le harcèlement est une priorité ministérielle pour la rentrée 2019. Dix nouvelles mesures ont été annoncées par le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse pour amplifier les actions menées. L’amélioration de la formation au repérage du harcèlement et aux méthodes de médiation est l’un des objectifs poursuivis.

Dans ce cadre, un programme anti-harcèlement sera progressivement déployé dans les écoles et collèges qui le souhaitent ; il comprend notamment des outils pédagogiques, la formation d’une équipe dédiée à la prise en charge des situations de harcèlement et un kit d’information à destination des parents d’élèves.

En savoir plus :

Éduquer au développement durable de la maternelle au lycée

L’article 9 modernise et élargit le contenu de l’éducation à l’environnement et au développement durable en intégrant pour la première fois dans le code de l’éducation les notions de transition écologique, de biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique.

Dès la rentrée 2019, les élèves sont incités à devenir acteurs du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Trois mesures ont été prises dans cette perspective :

  • identifier un binôme d’éco-délégués par collège et par lycée ;
  • consacrer une séance annuelle complète des conseils académiques de la vie lycéenne et du Conseil national de la vie lycéenne aux thématiques du développement durable ;
  • intégrer les élus lycéens aux comités de pilotage académiques de l’éducation au développement durable.

En savoir plus :

S’ouvrir sur le monde avec les établissements publics locaux d’enseignement international

L’article 32 de la loi offre aux collectivités territoriales volontaires un nouveau cadre juridique leur permettant de s’associer pour créer des établissements à vocation internationale et européenne, adaptés au contexte et aux enjeux socio-économiques locaux :

  • L’enrichissement de l’offre de formation par des établissements à vocation européenne ou internationale
  • Des projets d’ouverture portés par les collectivités territoriales

Les collectivités volontaires pourront, avec l’appui des académies, développer des projets d’enseignement ouverts sur l’international, en fonction des spécificités et des besoins de chaque territoire.

Renforcer le contrôle de l’instruction dispensée dans la famille

Extension des contrôles
Tous les enfants âgés de 3 à 5 ans instruits dans la famille seront soumis à des contrôles par le maire et l’autorité compétente en matière d’éducation.

Information des responsables légaux
La loi introduit également une obligation nouvelle pour l’administration en prévoyant que les personnes responsables de l’enfant sont informées, à la suite de la déclaration annuelle qu’elles sont tenues d’effectuer, de l’objet et des modalités des contrôles conduits en application de l’article L. 131-10 du code de l’éducation.

En savoir plus : Contrôle de l’obligation scolaire sur Éduscol

Combattre le décrochage des jeunes les plus fragiles avec l’obligation de formation jusqu’à 18 ans

Ce sont les missions locales qui seront directement chargées d’assurer le respect de cette obligation de formation.

Les missions locales exerceront cette nouvelle fonction de mise en réseau, en lien étroit avec les autres acteurs, dans le cadre des plates-formes de suivi et d‘appui aux décrocheurs : réseaux Foquale des acteurs de l’éducation nationale (établissements scolaires, centres d’informations et d’orientation, mission de lutte contre le décrochage scolaire, structures de retour à l’école type micro-lycées), Pôle emploi, écoles de la deuxième chance, etc.

En savoir plus : Obligation de formation jusqu’à 18 ans - Ministère des Solidarités et de la Santé

Mieux former les professeurs dans des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation

Un arrêté préparant cette réforme profonde de la formation est venu préciser les objectifs et axes de formation quant aux compétences travaillées et au niveau de maîtrise des attendus en fin de master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (Meef). Dans les Inspé, un volume horaire de 800 heures annuelles permettra une meilleure ventilation des principaux enseignements.

Un volume horaire commun dans tous les Inspé
Pour le 1er degré : au moins 55 % des temps de formation seront consacrés aux savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui, y compris la connaissance et la transmission des valeurs républicaines), au moins 20 % à la polyvalence (autres aspects disciplinaires), à la pédagogie générale et à la gestion de classe, au moins 15 % à la recherche et 10 % au contexte, notamment territorial, et aux innovations propres de chaque institut.

Pour le second degré : au moins 45 % des temps de formation seront consacrés aux disciplines et à la maîtrise des savoirs fondamentaux, 30 % dédiés aux stratégies d’enseignement et d’apprentissage efficaces, à l’évaluation et à la gestion de classe, au moins 15 % seront dédiés à la recherche et 10 % réservés aux contexte et innovations propres à chaque institut.

Un lien renforcé entre théorie et pratique
Un tiers du temps de formation sera assuré par des praticiens, professeurs exerçant en parallèle devant des classes du degré d’intervention du stagiaire.

Une nouvelle série d’indicateurs opérationnels, favorisant l’évaluation qualitative de la formation et les comparaisons entre Inspé, sera mise en œuvre. Les Inspé pourront également délivrer des certificats d’aptitude à l’enseignement français à l’étranger, pour favoriser l’émergence d’une filière de professeurs intéressés par des expériences professionnelles dans le réseau français à l’étranger.

En savoir plus : Former aux métiers du professorat et de l’éducation au 21e siècle - Devenirenseignant.gouv.fr

Permettre une entrée progressive dans la carrière de professeur

L’article 49 permet de proposer aux étudiants en deuxième année de licence un parcours de pré-professionnalisation de trois ans afin de constituer un vivier de futurs professeurs aux profils diversifiés :

  • Un levier d’attractivité pour le professorat
  • Une formation pour entrer dans la carrière d’enseignant en étant professionnellement accompagné et financièrement sécurisé

Dès septembre 2019, 1 500 étudiants seront concernés par le dispositif de pré-professionnalisation : dans le premier degré pour trois premières académies déficitaires en termes de candidats (Amiens, Créteil et Versailles) et dans le second degré, pour l’ensemble des académies, avec un ciblage prioritaire sur les disciplines qui connaissent les plus fortes tensions en matière de recrutement (mathématiques, lettres, anglais, allemand).

À terme : le dispositif profitera à 9 000 étudiants de la L2 au M1.

En savoir plus : Préprofessionnalisation : une entrée progressive et rémunérée dans le métier de professeur

Améliorer le système scolaire français avec le Conseil d’évaluation de l’École

L’article 40 de la loi acte la création du Conseil d’évaluation de l’École dont l’objectif est de devenir un instrument efficace et reconnu d’évaluation du système scolaire français. Ses deux missions principales sont deux nouveautés dans le paysage de l’évaluation pourtant très dense de l’éducation nationale : la mise en cohérence de toutes les évaluations de l’enseignement scolaire et la mise en place de l’évaluation des établissements scolaires à l’échelle nationale :

  • La mise en place de l’évaluation au service des établissements
  • La mise en cohérence de toutes les évaluations de l’enseignement scolaires
  • Un conseil alliant indépendance, expertise et responsabilisation des producteurs d’évaluations
  • Rendre compte aux usagers et enrichir le débat public sur l’éducation

Le Conseil sera installé au dernier trimestre 2019. Il pourra bénéficier des travaux de préfiguration de l’évaluation des établissements qui s’appuient notamment sur l’expérimentation conduite pendant l’année de préparation de la loi dans les académies de Montpellier et de Nantes.

En savoir plus :

https://www.education.gouv.fr/cid143616/la-loi-pour-une-ecole-de-la-confiance.html

Voir en ligne : La loi pour une École de la confiance